Église Saint Jean-Baptiste
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Site et monument historiques

Église Saint Jean-Baptiste

L'Église Saint Jean-Baptiste (XIXème siècle) fut commencée en 1852 puis ouverte au culte le 1er juillet 1857, date de prise de possession du premier chapelain.

L'Église Saint Jean-Baptiste (XIXème siècle) fut commencée en 1852 puis ouverte au culte le 1er juillet 1857, date de prise de possession du premier chapelain.

Adresse
Le Bourg
15240 La Monselie
Cantal (15)
Voir le numéro
Description

De style roman, elle comprend une seule nef (8,50m) avec 2 chapelles formant une croix, 24m de long et large de 15m, deux portes d'accès. Elle est éclairée par 4 croisées (2 de chaque côté) avec des vitraux. Le chœur est éclairé par trois baies avec vitraux : celui du milieu porte en médaillon le bon pasteur avec un agneau sur ses épaules. On lit au fond : don de Monsieur Noël, fondateur de l'église. La tour du clocher est quadrangulaire et placée à l'entrée, surmontée d'une flèche. Elle se situe au cœur du village. Fermée. Récupérer les clés à la mairie.

##Construction
La construction de l'église Saint-François est à resituer dans la lutte des habitants de Muradès, une section de la commune d'Antignac, pour obtenir leur autonomie. Lutte qui aboutira à la création de la commune de la Monselie en 1870.
À plusieurs reprises à partir du début du XVIIIe siècle, ils tentent d’ériger leur propre église, pour ne plus dépendre de la chapelle du Roc Vignonnet, proche du bourg d’Antignac mais éloignée de leur hameau, où ils vont entendre la messe puisqu’elle est église paroissiale.
En 1852, après deux vaines tentatives, ils entament pour la troisième fois la construction d'une nouvelle église, sous l’impulsion de Jean-François Noël, curé de la paroisse Saint-Pierre de Chaillot à Paris, dont la famille est originaire du bourg. Ce sera la bonne !
En 1854, un important legs d’argent d’Henriette Duthu, une riche paroissienne, permet de poursuivre les travaux. Le 1er juillet 1857 l'église ouvre au culte et accueille son premier chapelain. Mais l’année suivante, alors que l’édifice est presque achevé, sa forme et sa solidité sont remises en cause par Charles Carriat, architecte départemental et diocésain. Il rédige un projet de modification et d'achèvement qui prévoit notamment la reconstruction du clocher ; cette dernière campagne de travaux est adjugée à Justin Pleisance, maçon à Antignac. En 1861, l’église est enfin terminée, neuf ans après la pose de la première pierre.

##Les marchands de toile
La commune comptait alors de nombreux marchands de toile.
Le Massif Central en général et le Cantal en particulier sont des terres d’émigration, due à la rudesse du climat et des sols, la pression démographique, la succession en faveur de l’aîné. L’une des spécialités des migrants du nord-ouest du Cantal était le négoce de la toile. L’origine de cette profession est sans doute le colportage du drap de chanvre confectionné dans la région : on recense ainsi en 1853 58 hectares de chènevières dans le canton de Saignes. Au milieu du XIXe, les colporteurs sont remplacés par des marchands qui vendent des articles textiles achetés aux grands centres français de production.
Ces commerçants visitent leur clientèle fidèle de porte à porte, suivant une tournée établie au fil des ans et des générations. Ils se déplacent en voiture à cheval puis, à partir des années 20 en automobile. Ils passent pour être des vendeurs habiles, dont le sens des relations, l’art du boniment et les astuces de vente sont légendaires.
Cette corporation atteint son apogée entre les deux guerres, époque de la création du syndicat des marchands de toile et de la foire spécialisée de Bort-les-Orgues (1936), deux institutions qui subsistent encore.
Le migrant, parti pauvre de son « vert pays », est parfois revenu riche. Cette réussite des marchands de toile est symbolisée sur un vitrail de l’église de La Monselie. Il représente deux hommes appuyés sur des pièces de toile. L’un des personnages tient ostensiblement une bourse dans la main tandis qu’un coupon de tissu évidé porte l’inscription « François d’Assise patron des marchands de toile ».
Les maisons bourgeoises aux abords de l’église rappellent les maisons bourgeoises dites justement« des marchands de toile » identifiées sur le territoire. Vous pouvez admirer l’une d’elle à l’entrée du village d’ Antignac , construite dans le style basque au début du XXe siècle.

Tarifs

Gratuit.

Informations complémentaires
Langues parlées
  • Français