Mathilde Gintz artiste
© Bouillonnant Valthère
Évènement terminé
Culture

Artiste en résidence au refuge du Soreiller

Mathilde Gintz est designeuse graphique, photographe et constructrice, elle vient s’imprégner des essences des montagnes du Vénéon. Organisé par l'association L'envers des pentes, les refuges du Vénéon reçoivent en résidence des artistes variés.

Mathilde Gintz est designeuse graphique, photographe et constructrice, elle vient s’imprégner des essences des montagnes du Vénéon. Organisé par l'association L'envers des pentes, les refuges du Vénéon reçoivent en résidence des artistes variés.

Adresse
Les Étages
38520 Saint-Christophe-en-Oisans - La Bérarde
Isère (38)
Contact

Site : http://lenversdespentes.com/

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Description

Biographie de l'artiste :
« Mathilde Gintz est designeuse graphique, photographe et constructrice basée à Valence. Depuis 2017, elle prend part à des résidences d'artistes participatives avec Adeline Vieira dans lesquelles elles invitent les habitant·e·s d'un territoire à se questionner sur leur place et leur manière d’habiter un lieu, et créent avec eux•elles des histoires et des images à déployer dans l'espace public. Elle est membre du réseau européen ConstructLab qui développe des projets dans lesquels la construction est pensée comme un processus d’apprentissage et de partage. En parallèle, elle s’investit au sein de projets en maraîchage, notamment avec l’association en permaculture La Parcelle qu’elle a cofondée et La Ferme des Volonteux.»

Démarche artistique :
« La relation au lieu est une problématique récurrente dans ma pratique. Dans mes projets j’interroge les images et les histoires des territoires explorés. Avec pour principaux champs d’interventions la photographie, la construction et le dessin, je mène un travail questionnant les relations humaines à travers différents territoires, cultures et langages. Je m’intéresse à la manière d’habiter un lieu et de se l’approprier et pose un regard sur la vie qui y prend place. Mes photographies et les interventions participatives que je mène, sont des échos à des événements réels, matières brutes que j’utilise pour créer de nouvelles fictions. »

Note d'intention pour la résidence :
« – Tu commences avec quelques mouvements qui déroulent, et là tu places le pied, tu places l’autre pied, paf, tu clipes, tu prends un plat, paf tu le claques, tu bouges les pieds, tu te replaces, tu délayes, tu respires, et là t’y vas, tu te concentres sur le gainage, plat fuyant, et paf... ! Je les regarde bouger leurs mains, les yeux mi-clos, concentré·e·s à la fois sur la falaise et l’image mentale qu’il·elle·s s’en font. Les articulations se meuvent dans tous les sens et leur donnent des allures de pantins, comme si leurs gestes étaient activés par quelqu’un ou quelque chose d’autre. Ces grimpeur·se·s m’évoquent une communauté, influencée par le paysage, la météo et les difficultés du granit proposé. Le topo est leur guide, le consultant à chaque hésitation. Il·elle·s ont un langage, des gestes, une écriture particulière. Il·elle·s se déplacent en bandes, s’installent, éprouvent la montagne et disparaissent dans un éclat de lumière derrière le rocher. Il·elle·s laissent des signes presque invisibles sur la roche, signes à déchiffrer. Communauté ancienne ou futuriste happée par l’Aiguille Dibona, reliant les sommets suspendu·e·s à leur corde d’aramide tressée. À 2730 m d’altitude, commence une enquête archéologique pour tenter de saisir cette société en mouvement : fragments de paysage, fractions de corps, recherche de signes. Une semaine pour faire le portrait de cette communauté inventée, fantasmée, mais quasi réelle ; état des lieux de leur habitat provisoire, de leurs outils technologiques, de leurs corps accrochés – reliés aux éléments. »

Ouverture

Du 24/08 au 31/08/2021, tous les jours.

Informations complémentaires
Langues parlées
  • Français